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Centre hospitalier En ligne le Mar 26 Octobre 2010 par PF

Les propos « stupéfiants » du Gendarme Abiven

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Le gendarme Abiven de la brigade de Belle-Isle en Terre est intervenu auprès des professionnels de santé de la Fondation Bon Sauveur dans le cadre d'une Conférence Anti-Drogue au Centre Hospitalier « Bon Sauveur ». Sur un cycle de sept mini-conférences de deux heures, ce sont plus de 200 salariés qui ont reçu une information sur les produits stupéfiants.

 

Le gendarme Abiven a reçu une formation approfondie de FRAD (Formateurs Relais Anti-Drogue) : « Parallèlement au développement d’une stratégie répressive, qui vise principalement le démantèlement de réseaux de distribution de stupéfiants et de leurs filières d’approvisionnement, il est apparu indispensable d’agir en amont, en renforçant les actions de prévention : mieux informer et rappeler la loi ! ». Ainsi, la gendarmerie œuvre gratuitement à informer les établissements scolaires, associations, entreprises.

Pour ce cycle de conférences, l’approche se veut très pratique : nommer les stupéfiants, leurs modes de production et de consommation, conséquences pour l’organisme et aux yeux de la loi. « La définition qui permet de cadrer ce qu’est une drogue est celle d’un produit induisant une modification du comportement naturel du corps. Définition à laquelle il faut rattacher l’idée de dépendance », rappelle le gendarme. Et sous cette acception, on range bien sûr les drogues comme le cannabis, la cocaïne ou l’héroïne mais aussi l’alcool et le tabac. La seule différence pour ces deux derniers produits résulte dans leur traitement juridique et judiciaire quant à la vente et à la consommation.

Très pédagogue, le gendarme Abiven a passé en revue l’ensemble des stupéfiants avec des anecdotes tirées de sa propre expérience de terrain. Pragmatique, il a fait circuler des échantillons de saisies ou des « outils » - souvent bricolés, parfois en vente libre - utilisés par les toxicomanes. La visualisation des toxiques par les professionnels a permis de reconnaître des substances connues seulement en théorie. Comme le confie Patrick, soignant : « Voir une pipe à eau confectionnée avec une simple bouteille d’eau et un bout de tuyau, ça parle tout de suite ! Et ça fait à la fois écho à ton expérience de soignant mais aussi de parent ! ».

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